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Les condylomes, encore appelés papillomes ou "crêtes
de coq" ou "végétations vénériennes"
sont des sortes de verrues liées à une infection virale
à HPV (human papilloma virus) le plus souvent sexuellement
transmise. Le virus étant très résistant des
infections transmises par d'autres voies sont possibles (linge de
toilette, saunas, jacuzzi, auto contamination par des verrues des
mains, transmission de la mère à son enfant
).
La prévalence de l'infection à HPV est difficile à
estimer car l'affection, qui concernerait un adulte sur trois en
période d'activité sexuelle, est souvent inapparente.
L'incidence annuelle de cette infection est en augmentation constante
: un million de nouveaux cas par an aux USA, 1,5 à 2,5% des
20-24 ans en Europe. Cette incidence s'élève s'il
existe un déficit immunitaire (SIDA, greffe
). Cette
maladie sexuellement transmissible très répandue et,
le plus souvent bénigne, néanmoins, certains des 120
types viraux connus sont cancérigènes (HPV 16-18-33
)
et jouent un rôle dans la survenue des cancers du col utérin,
du canal anal ou de certaines tumeurs ORL (amygdales, bouche, larynx
).
Le virus HPV est retrouvé dans 80 à 100% des cancers
de l'anus. La durée d'incubation de la maladie est variable
(de 3 mois à plusieurs années). Les condylomes peuvent,
outre les atteintes génitales, se localiser autour de l'anus
(sur la peau) ou au niveau du canal anal (sur les muqueuses).

Figure 1 : Condylomes de la marge
anale.
Depuis novembre 2006 un vaccin péventif
agissant conte 4 types viraux est commecialisé t indiqué
chez les jeunes filles, avant les premiers rapports sexuels pou
prévenir 75% des cancers du col utérin.
Deux types de traitement sont actuellement
utilisables :
- des traitement chimiques à appliquer localement (crème
imiquomod, podophylline) qui peuvent être plus ou moins irritants.
Ils ne sont pas prévus pour une utilisation sur les muqueuses,
- des traitements physiques : destruction par la chaleur (électrocoagulation,
vaporisation laser), par le froid ou par exérèse chirurgicale.
Ces traitements sont utilisés lorsque les méthodes
chimiques sont considérées comme trop contraignantes,
inefficaces ou mal tolérées ou qu'il existe des lésions
au niveau du canal anal. L'électrocoagulation et l'exérèse
chirurgicale sont les 2 méthodes les plus utilisées
par les proctologues. Le laser n'apporte aucun bénéfice
en ce qui concerne la douleur post opératoire et la fréquence
des récidives. Selon le nombre de lésions présentes
l'intervention se déroule sous anesthésie locale ou
générale soit en ambulatoire (entrée et sortie
le jour même) soit ou au cours d'une brève hospitalisation.
La douleur peut être le principal
désagrément de l'opération.
Lorsque les lésions sont nombreuses
et qu'elles touchent le canal anal, cette opération peut
être douloureuse. Les douleurs peuvent entraîner une
constipation réflexe qui est prévenue par l'utilisation
de laxatifs doux. Cependant les médicaments antidouleur et
anti-inflammatoires sont largement utilisés et permettent
le plus souvent de bien contrôler les douleurs. Un arrêt
de travail plus ou moins long peut vous être prescrit suivant
l'importance des lésions traitées et l'intensité
de la douleur post opératoire.
Les soins post-opératoires
sont simples, vous les pratiquerez vous même.
Un lavage des plaies au moyen de bains de siège ou à
la douchette, avec un savon doux ou une solution antiseptique devra
être réalisé au moins 2 fois par jour et après
la selle (le papier toilette devant être évité).
Les plaies externes seront éventuellement badigeonnées
avec un liquide désinfectant et recouvertes de pommade cicatrisante
ou anesthésiante. Il est normal que les plaies suintent.
L'écoulement peut être coloré (jaune, vert,
marron
) et ne doit pas être confondu avec du pus. Des
traces de sang peuvent s'observer sur les pansements ou sur les
selles.

Figure 2 : Condylomes traités.
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