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L'examen ne nécessite pas de préparation
préalable. Après vous être dévêtu
("le bas" suffit), vous monterez grâce à
un petit escabeau sur une table d'examen, en général
haute (pour que votre derrière soit à hauteur des
yeux du médecin). La position la plus utilisée en
France est la position genu-pectorale (fig. 1), que beaucoup de
malades trouvent désagréable, impudique voire humiliante.
Certes, c'est un peu déplaisant mais dites-vous bien que
le médecin qui va vous examiner a déjà vu d'innombrables
derrières ! Cette position permet une vision optimale fort
précieuse pour aider au diagnostic et réaliser certains
examens ou traitements.

Figure 1 : Position genu-pectorale.
Cette position consiste à vous
installer à 4 pattes, les genoux au bord de la table, les
avant-bras pliés et posés sur la table, le dos cambré
de façon à ce que la joue et la poitrine touchent
la table. Lorsque cette position est impossible (petit enfant, personne
âgée ou handicapée), l'examen peut être
réalisé sur le côté gauche, les fesses
au bord de la table, les genoux fléchis et remontés
vers la poitrine (fig 2).

Figure 2 : Position en décubitus
latéral
Le médecin, les mains gantées,
commencera par regarder l'anus en écartant les fesses. Pour
bien voir il déplissera les plis radiés de l'anus
(fig 3) qui peuvent cacher une fissure. Il peut vous demander de
pousser comme si vous alliez à la selle afin de faire sortir
des hémorroïdes internes (prolapsus hémorroïdaire)
ou pour rechercher un prolapsus du rectum.

Figure 3 :
Inspection d'une fissure anale antérieure avec marisque sentinelle.
Le deuxième temps de l'examen est la
palpation qui comporte la palpation du bord de l'anus (à
la recherche d'une zone douloureuse tuméfiée ou indurée)
et les touchers anal puis rectal. Le médecin introduit doucement
son index ganté et lubrifié dans le canal anal puis
plus haut dans le rectum. Il palpe ainsi le canal anal puis le rectum
sur toute sa circonférence, en avant la prostate chez l'homme,
la cloison recto-vaginale et le col utérin chez la femme,
en arrière la pointe du coccyx. Cet examen permet de rechercher
une tuméfaction (polype, tumeur de l'anus ou du rectum, abcès
),
une douleur localisée, une induration, un orifice interne
de fistule anale. Il permet en outre d'apprécier le tonus
des sphincters de l'anus à l'état basal et lorsque
vous serrez l'anus comme pour vous retenir (c'est ce que l'on nomme
contraction volontaire). Les hémorroïdes internes ne
sont pas palpables (sauf cas rare d'une thrombose hémorroïdaire
interne).
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