| |
SE
FORMER |
S'INFORMER |
AILLEURS |
LABORATOIRE |



|
|
 |
PROCTOLOGIE
PRATIQUE |
 |
FISSURE
ANALE |
|
| |
J. DENIS, R. GANANSIA,
T. PUY-MONTBRUN |
| |
« Ulcération superficielle siégeant au fond dun
des sillons qui forment les plis radiés de lanus et se
caractérisant cliniquement par des douleurs intenses et une
contracture du sphincter ». Cette définition dÉdouard
Quenu de 1895 correspond bien à la forme jeune, aiguë
de la fissure anale. Mais il faut aussi élargir la notion de
fissure à une forme plus évoluée où le
caractère douloureux et la contracture sphinctérienne
sestompent et où laspect morphologique se modifie
avec apparition possible de capuchon et de papille hypertrophique
ou dinfection. |
Facteurs
pathogéniques |
|
| |
De nombreuses théories sont proposées
pour expliquer lapparition dune fissure anale et sa
localisation préférentielle commissurale postérieure
ou antérieure.
Facteur anatomique
Il existe au pôle postérieur de
lanus un point faible appelé espace de Brick ou triangle
de Minor à sommet postérieur dont les côtés
sont formés par les fibres du sphincter externe et la base
constituée par les fibres transversales du sphincter interne.
Chez la femme, existe également un point faible en avant,
ce qui explique peut-être la plus grande fréquence
de la localisation antérieure chez elle.
Facteur vasculaire
Il existe une hypovascularisation du pôle
postérieur de lanus comme lont montré
les dissections anatomiques précises (Klosterhalfen), des
études en écho-doppler (Schouten) et sur la pression
partielle dO2 (Klug).
Facteur sphinctérien
Il est essentiellement lié au sphincter
interne :
sur le plan fonctionnel, il existe le plus souvent une augmentation
de la pression de repos avec un overshoot après la selle
qui nest finalement que la traduction chiffrée des
réalités cliniques ;
sur le plan histologique, il peut exister une fibromyosite
(Arnous, Brown).
Pour Jost, le sphincter externe pourrait jouer un rôle.
Il est difficile de dire si ces anomalies sont primitives ou secondaires.
Facteur cutané
Il existe souvent une parakératose qui
explique la perte de lélasticité de la peau
facilitant ainsi sa rupture (Arnous).
Théorie mécanique
Le passage dune selle dure ou au contraire
dune selle liquide crée une perte de substance.
À tous ces facteurs qui ont sans doute une part de vérité,
il faut ajouter le facteur temps et citer cette réflexion
de J. Arnous : « il faut des mois ou des années pour
réaliser les conditions dapparition dune fissure
anale et une seconde pour la créer ».
Cette phrase peut résumer plusieurs théories : perte
délasticité cutanée, incapacité
du sphincter interne à sadapter, brutalité de
la survenue lors dun traumatisme créant une rupture
à des points anatomiques précis. Lulcération
ainsi formée ne peut cicatriser en raison de lhypovascularisation
accentuée par lhypertonie sphinctérienne.
|
Terrain |
|
| |
La fissure anale survient dans les deux sexes, plutôt entre
30 et 50 ans. Elle siège au pôle postérieur dans
plus de 85 % des cas, plus rarement au pôle antérieur
(6 %) sauf chez la femme où cette localisation peut atteindre
25 %.
Elle peut être bipolaire dans environ 5 % des cas.
La fissure vraie latérale est rare : toute fissure latérale
est a priori suspecte.
|
Aspects
cliniques |
|
| |
Ils varient en fonction du stade de la maladie.
La fissure aiguë
Elle a un début souvent brutal :
la douleur est intense, caractéristique avec son rythme
à trois temps, déclenchée par la selle (accompagnée
parfois dune petite rectorragie) puis elle disparaît quelques
minutes pour réapparaître et durer plusieurs heures.
Elle est parfois si violente quelle peut entraîner une
constipation réflexe par hantise de la selle ;
|
| |
la contracture du sphincter interne est visible et palpable,
perçue sous forme danneau dur. Il ne faut pas tenter
de forcer cette contracture par un toucher rectal qui serait très
douloureux ;
le déplissement très doux des plis radiés
de lanus permet de voir la fissure en forme de raquette à
bords nets à peine surélevés, à fond rouge
où lon peut apercevoir quelques fibres circulaires du
sphincter interne.
Lévolution spontanée est difficile à prévoir
: la cicatrisation spontanée définitive est rare, la
contracture sphinctérienne empêchant la cicatrisation
et chaque nouvelle selle entraînant une nouvelle déchirure.
Si cette cicatrisation se fait néanmoins, la récidive
est fréquente. Le plus souvent, les signes se modifient progressivement
pour aboutir à la fissure évoluée.
La fissure évoluée
Il ny a pas de définition claire de la fissure évoluée
: pour certains, il sagit dune évolution prolongée
(> 8 semaines) pour dautres, elle est synonyme dapparition
dannexes.
la douleur est moins intense et dure moins longtemps ;
la contracture est remplacée par une discrète
hypertonie ;
laspect de la fissure se modifie, les bords sépaississent
surtout en arrière pour former un capuchon mariscal parfois
improprement appelé « hémorroïde sentinelle
» (47,3 %). Il peut également se développer une
papille hypertrophiée (8,4 %) dont le volume peut être
considérable.
|
| |
fig. 3a Fissure évoluée
avec marisque et papille hypertrophiée. |
| |
fig. 3b Fissure évoluée
avec repli mariscal. |
| |
La fissure infectée
Elle représente environ 12,5% des cas
et peut survenir spontanément ou après une injection
sous-fissuraire. Elle est recouverte d'un granulome inflammatoire
qui laisse sourdre une goutte de pus ; il peut exister un trajet
fistuleux superficiel avec un orifice externe situé derrière
la marisque sentinelle et parfois un prolongement dans l'espace
inter-sphinctérien.
État pré-fissuraire
À linverse des fissures évoluées,
peut exister un état pré-fissuraire avec une ou plusieurs
déchirures très superficielles au passage de la selle
ou à la traction sur les plis radiés de lanus
; la douleur est plutôt du type brûlure, ne se prolonge
pas après la selle et saccompagne assez souvent de
minimes rectorragies.
|
| |
fig. 4 Fissure infectée avec
trajets superficiels. |
| |
Lassociation à une maladie hémorroïdaire
se voit dans environ 20 % des cas et souvent la symptomatologie
fissuraire prend le pas sur la symptomatologie hémorroïdaire
; mais la fissure nest pas une complication des hémorroïdes.
Chez les femmes, certains aspects sont
particuliers : fréquence de la localisation antérieure
(15 à 25 %), de la survenue dans le post partum (9 %), absence
fréquente dhypertonie sphinctérienne, ce qui
doit rendre très prudent dans lindication opératoire.
|
| |
|
Diagnostic
différentiel |
|
| |
Il est habituellement facile, tant le tableau clinique est évocateur.
Il faut cependant éliminer les ulcérations margino-canalaires
ayant une étiologie précise :
la tuberculose anale rare,
mais pouvant se voir dans un contexte de sida ou chez des populations
en situation sanitaire défavorable. Elle peut donner une
ulcération unique ou multiple de la marge, peu profonde à
bords décollés accompagnée dune adénopathie
inguinale. Le diagnostic se fait sur le contexte, létude
histologique qui montre la présence dun follicule giganto-épithélioïde
avec nécrose caséeuse. La bactériologie est
indispensable, mais les résultats ne sont souvent obtenus
que par la culture, la PCR étant peu fiable. Il faut faire
un bilan général de linfection tuberculeuse
à la recherche dune autre localisation (poumon, appareil
urinaire
) car la localisation anale est rarement primitive.
|
| |
fig. 5 Double fissure tuberculeuse. |
| |
fig. 6 Fissuration dans une maladie
de Crohn. |
|
la maladie
de Crohn donne des ulcérations
siégeant en nimporte quel point de la circonférence
anale ; elles sont souvent multiples, à bords suintants et
décollés, démateux ; le diagnostic repose
sur le contexte clinique et évolutif ; lexamen anatomo-pathologique
qui est positif dans 30 à 50 % des cas. Les lésions
ano-périnéales de la maladie de Crohn sont inaugurales
dans environ 15 % des cas ;
le cancer à forme
fissuraire peut être commissural
;
lulcération est unique, peu saillante, indurée
avec coulée intra-canalaire ; il nécessite un bilan
clinique précis, en particulier endosonographique. Cependant,
au début, il peut être trompeur par la banalité
de la clinique et nêtre découvert que par lexamen
histologique systématique, doù la nécessité
de létude anatomo-pathologique de toute pièce
opératoire.
Les MST
Lherpès anal
Le frottement décapite les vésicules
ce qui donne des ulcérations rondes, groupées en bouquet.
Dans le cas dherpès associé au sida, les ulcérations
sont souvent étendues, délabrantes et hyperalgiques.
Le diagnostic se fait par la culture virale sur cellules embryonnaires
ou par lhistologie couplée à limmunomarquage
spécifique. Le séro-diagnostic est de peu dintérêt.
Le chancre syphilitique
Il est peu douloureux, souvent latéralisé,
sans contracture sphinctérienne ; les adénopathies
inguinales sont constantes et caractéristiques et le diagnostic
est affirmé par lexamen à lultramicroscope
et les tests sérologiques. La syphilis érosive secondaire
réalise des fissurations multiples, suintantes, très
superficielles avec également une adénopathie satellite.
On sera plus rarement amené à évoquer les maladies
qui suivent.
La donovanose
Il sagit dune ulcération
oblongue à base plus ou moins indurée, indolore et
dont le diagnostic est fait par lhistologie qui montre la
présence de corps de Donovan.
|
| |
fig. 7 Chancre syphilitique. |
| |
Le chancre mou
Il est très rare dans sa localisation
anale : ulcération profonde, douloureuse, recouverte dun
enduit purulent, à bords décollés, relevés
en margelle ; ladénopathie inguinale est unique, inflammatoire,
évoluant vers la suppuration ; lexamen bactériologique
fait le diagnostic en montrant la présence de bacilles de
Ducrey.
La maladie de Nicolas Favre
Elle est exceptionnelle se manifestant au début
par une ulcération profonde du pôle postérieur
et dont le diagnostic est fait par la culture.
Enfin certaines fissurations sont très particulières
en raison de leur contexte de survenue comme la fissure traumatique,
les fissurations sur lésions eczémateuses, ou celles
survenant chez des maniaques de propreté (alcool pur), dautres
sont tout à fait exceptionnelles (amibiases, pemphigus, épidermolyse
bulleuse, histiocytose X, pathomimie...).
|
| |
fig. 8 Dermite à lalcool
pur chez un maniaque de la propreté. |
Traitement |
|
| |
Médicales
Ces méthodes simples, peuvent donner
des résultats immédiats, mais la récidive est
rapide dans 80 % des cas.
régularisation du transit intestinal (mucilage, fibres
alimentaires, paraffine, osmotique) et en évitant leffet
traumatique des selles dures par une lubrification terminale ;
lutte contre la douleur en utilisant largement les antalgiques
(paracétamol, dextropropoxyphène), les bains de siège
plus ou moins chauds ;
utilisation de diverses pommades (lidocaïne, cortisone,
« cicatrisants », myorelaxants) a donné lieu
à différentes études ouvertes sur leur efficacité
à court terme. Les suppositoires peuvent avoir éventuellement
une action dans les fissures un peu évoluées ;
les myorelaxants per os peuvent être utilisés.
Les injections sous-fissuraires
La technique la plus classique utilise linjection
de lidocaïne en arrière de la fissure, en éventail
dans lappareil sphinctérien et ensuite directement
sous le plancher de la fissure de 2 à 3 gouttes de chlorhydrate
double de quinine-urée à 5 %. Cette injection se comporterait
comme une sphinctérotomie chimique. Les risques sont constitués
par lapparition dun abcès sous fissuraire soit
par une surinfection soit par nécrose aseptique. Dautres
produits ont été proposés (hydrocortisone).
Dans lensemble, les résultats immédiats sont
bons dans les fissures jeunes et on peut répéter une
ou deux fois les injections ; mais les effets sépuisent
et à la longue ce traitement devient inefficace.
La « sphinctérotomie fonctionnelle
» transitoire
Les nouvelles perspectives médicales
sont liées à la « sphinctérotomie chimique
réversible » : lhypertonie du sphincter interne
jouant un rôle important dans lévolution de la
fissure anale, il serait utile de disposer dun traitement
réalisant une « sphinctérotomie fonctionnelle
» transitoire. Deux produits sont actuellement en cours dévaluation
(pas dAMM) :
le monoxyde dazote : le NO est un médiateur
intervenant dans la relaxation du sphincter interne non adrénergique
non cholinergique. On utilise les dérivés nitrés
précurseurs du NO sous forme de crème incluant soit
de lisosorbide dinitrate à 0,2 %, soit du glycéryl
trinitrate (GTN) à 0,2 %. On obtient ainsi une diminution
de la pression de repos du sphincter interne qui se normalise et
une augmentation de la vascularisation au niveau de la fissure,
ce qui favorise la cicatrisation. Plusieurs études sont encourageantes,
notamment celle de Lund et Scholefield qui, sur 80 patients randomisés,
trouve 68 % de guérison à 6 semaines avec une diminution
de la pression de repos et une augmentation du flux sanguin au niveau
de lanoderme.
Dautres études confirment ces résultats, mais
il peut exister un phénomène de tachyphylaxie (Watson).
Cependant il faut noter quelques effets secondaires (céphalées).
Labsence de standard sur le produit, la dose, la bio-disponibilité
et les résultats à long terme nécessitent dautres
études ;
la toxine botulique est une neurotoxine inhibant lacetylcholine
pré-synaptique (la récupération de lactivité
musculaire se fait en trois mois par repousse axonale). Linjection
de 5 à 10 UI peut se faire dans le sphincter externe (Jost)
ou dans le sphincter interne (Gui, Maria), de chaque côté
de la fissure. Le taux de cicatrisation à trois mois est
denviron 80 %. Le taux de récidive à 1 an serait
de 10 %.
Pour ces deux techniques, nous ne possédons pas toutes les
réponses : quelle préparation utiliser, à quelle
concentration, comment lappliquer ou linjecter, laquelle
a le résultat le plus rapide et le moins deffets secondaires,
quels sont à long terme les résultats, les effets
sur la continence, quel sera le coût ?
Les dilatations
Lautodilatation est connue depuis lAntiquité.
Il existe des dilatateurs thérapeutiques que le malade utilise
lui-même avec des résultats variables.
La dilatation précise soit par un dilatateur de Parks dont
louverture progressive est calculée, soit par lutilisation
de ballonnets gonflables donnerait 90 % de bons résultats,
mais les séries sont très courtes et les effets à
long terme ne sont pas évalués.
La dilatation « chirurgicale » à 4 ou 8 doigts,
maintenue 4 à 10 mn est une technique aveugle, responsable
des ruptures ou lésions diffuses du sphincter interne et
du sphincter externe comme le montrent les études échographiques
endo-anales et les résultats à distance sont très
hétérogènes en terme de récidive et
de troubles de la continence. Ces techniques devraient être
abandonnées.
Les techniques chirurgicales
Elles peuvent se diviser en deux groupes :
celles portant exclusivement sur le sphincter interne et celles
avec exérèse de la fissure et des annexes associées
ou non à une action sur le sphincter interne.
a) Les sphinctérotomies isolées
Les sphinctérotomies latérales sont de deux sortes
:
« à ciel ouvert » ; après une incision
cutanée le sphincter interne est isolé et sectionné
partiellement. La plaie est refermée par un ou deux points
de suture ;
« fermées » : après mise en place
dun écarteur anal, le sphincter interne est repéré
par la dépression inter-sphinctérienne et sectionné
par voie sous-muqueuse ;
La sphinctérotomie postérieure : le sphincter est
incisé dans le lit de la fissure, ce qui permet une sphinctérotomie
dosée.
b) Lexérèse
simple de la fissure
Elle se pratique au bistouri à lame, aux ciseaux, au bistouri
électrique avec ou sans sphinctérotomie interne dans
le lit de la fissure.
c) Lanoplastie muqueuse
Après exérèse de la fissure et des annexes,
la muqueuse rectale est abaissée et suturée au sphincter
interne, que celui-ci ait été partiellement sectionné
ou non.
Toutes ces techniques ont été longuement et abondamment
comparées entre elles, mais les critères objectifs
de cicatrisation précise ne sont pas toujours uniformes et
les résultats sont parfois difficiles à interpréter
en raison du nombre de perdus de vue et de la durée insuffisante
du suivi.
Les taux de récidive varient de 5 à 30 %, les troubles
de la continence de 0 à 30 %, les phénomènes
de suintements de 4 à 20 % ! Certains auteurs préfèrent
la dilatation, dautres la sphinctérotomie latérale,
dautres lexérèse avec ou sans anoplastie.
Cette différence dappréciation ne date pas daujourdhui
: le XIXe siècle fourmille de publications où saffrontent
partisans et adversaires de la dilatation, de la sphinctérotomie
latérale, ouverte ou fermée, et de la sphinctérotomie
postérieure ainsi que lexérèse ou non
de la fissure...
d) Les plasties cutanées
En V-Y ou « house flap » sans sphinctérotomies,
elles ont également été proposées surtout
dans les fissures récidivées.
|
| |
fig. 9 Schéma des incisions :
lambeau à base cutanée et à sommet sus-pectinéal. |
| |
Il est en fait assez difficile de préciser
les indications thérapeutiques tant sont grandes les divergences
entre les différentes équipes. On peut cependant schématiser
:
la régularisation du transit, les antalgiques, les
pommades anesthésiques peuvent toujours être utilisés
(lapparition du GTN à 0,2 % va certainement modifier
lutilisation des topiques si les résultats sont confirmés)
;
la fissure « jeune » peut être traitée
par une injection sous-fissuraire de Quinine-Urée et très
probablement par linjection de Toxine Botulique si elle est
validée.
Le geste chirurgical peut être une sphinctérotomie
interne latérale simple ouverte ou fermée. Notre préférence
va à lexérèse de la fissure avec anoplastie
muqueuse sans sphinctérotomie. Dans une série du service
portant sur 174 patients (54,6 % danoplastie sans sphinctérotomie,
45,6 % avec sphinctérotomie), il na pas été
constaté de différence significative entre les deux
groupes en terme de durée de cicatrisation, de récidive,
de trouble de la continence ;
la fissure évoluée non infectée doit
avoir une exérèse associée ou non à
une anoplastie muqueuse ;
la fissure infectée doit être excisée
au bistouri électrique ;
quand les hémorroïdes sont associées à
la fissure, on peut utiliser une hémorroïdectomie associée
à une anoplastie.
|
| |
Brown A, Sumfest J, Rozwadowski J. Hispathology
of the internal sphincter in chronic anal fissure. Dis Colon Rectum
1983 ; 32 : 680-683.
Ganansia R, Grozel L, Puy-Montbrun T, Soudan D, Denis J. Anoplastie
muqueuse dans le traitement des fissures anales non compliquées
(étude rétrospective résultats à
trois ans) Bulletin Soc Nat Fr Colo Procto 1995 ; 8 : 9-12.
Gibbons C, Read N. Anal hypertonia in fissures : cause or effect.
Br J Surg 1986 ; 73 : 443-445.
Hananel N, Gordon P. Re-examination of clinical manifestations and
reponse to therapy of fissure in ano. Dis Colon Rectum 1997 ; 40
: 229-233.
Jost W. One hundred cases of anal fissure treatment with botulin
toxin : early and long term results. Dis Colon Rectum 1997 ; 40
: 1029-1032.
Khubchandani I, Reed H. Sequelae of internal sphincterotomy for
chronic fissure in ano. Br J Surg 1989 ; 76 : 431-434.
Klug W, Knoch H. Comparing dilatator efficacy in the treatment of
acute anal fissure. Colo Proctology 1993 ; 15 : 22-28.
Klosterhalfen B, Vogel P, Rixen H, Mittermaryer C. Topography of
the inferior rectal artery : a possible cause of chronic primary
anal fissure. Dis Colon Rectum 1989 ; 32 : 43-52.
Lund J, Scholefield S. Aetiology and treatment of anal fissure.
Br J Surg 1996 ; 83 : 1335-1344.
Lund J, Scholefield S. A randomised, prospective, double blind,
placebo-controlled trial of glyceryl trinitrate ointment in treatment
of anal fissure. Lancet 1997 ; 349 : 11-14.
Maria G, Casseta E, Gui D, Brisinda G, Bentivoglio A, Albanese A.
A comparison of botulin toxin and saline for treatment of chronic
anal fissure. N Engl J Med 1998 ; 338 : 217-220.
Nielsen M, Rasmussen O, Pedersen J, Christiansen J. Risk of sphincter
damage and anal incontinence after anal dilatation for fissure in
ano : an endosonographic study. Dis Colon Rectum 1993 ; 36 : 677-680.
Nyam D, Wilson R, Stewart R, Farouk R, Bartolo C. Island advancement
flap in the management of anal fissures. Br J Surg 1995 ; 82 : 326-328.
Oh C, Divino C, Steinhegen R. Anal fissure 20 years experience.
Dis Colon Rectum 1995 ; 38 : 378-382.
Parnaud E, Arnous J, Denis J. La leïomyotomie avec anoplastie
dans le traitement des fissures anales. Presse Med 1968 ; 76 : 1661-1663.
Pernikoff B, Eisenstat T, Rubin R, Oliver G, Salvati E. Reapparisal
of partial lateral internal sphincterotomy. Dis Colon Rectum 1994
; 37 : 1291-1295.
Schouten W, Briel J, Auwerda J, Degraaf E. The ischemic nature of
anal fissure. Br J Surg 1996 ; 83 : 63-65.
Sharp F. Patient selection and treatment modalities for chronic
anal fissure. Am J Surg 1996 ; 171 : 512-515
|
|